J’emprunte vos oreilles pour vous chanter la chance
Que vivre ici nos vies est immense
Se lever le matin et se sentir vivant
Avoir juste un peu faim pour un café croissant
Prendre le quotidien un peu légèrement
Même si l’on sait bien qu’il nous laisse peu de temps
Voir tous les jours qui passent sans craindre la colère
De la terre qui se casse sous les pas des enfants
De la mer qui s’embrase et balaye la misère
Et laisse les fragiles plus fragiles qu’avant
Je goûte ma chance d’être né sous des cieux
Où vivre est bien plus facile
Je goûte ma chance sans fermer les yeux
Sur la vie des fragile.
Se lever le matin et n’avoir à courir
Que pour prendre son train même si c’est sans désir
Se laisser enivrer par des rêves fussent ils
Des miroirs fatigués par nos espoirs futiles
Je goûte ma chance d’être né sous des cieux
Où vivre est bien plus facile
Je goûte ma chance sans fermer les yeux
Sur la vie des fragile.
Pouvoir toujours se dire qu’on se sent bien quelqu’un
Sans oublier de sourire à son voisin
Jamais élever de frontière
Entre nous et les larmes de chacun de nos frères
Je goûte ma chance d’être né sous des cieux
Où vivre est bien plus facile
Je goûte ma chance sans fermer les yeux
Sur la vie des fragile.
Nous avons nous aussi nos terribles tempêtes
Nos douleurs confortables nous font parfois si mal
Mais ne rougissons pas si nos larmes s’entêtent
Nous sommes aussi fragiles même si c’est moins vital
Je goûte ma chance d’être né sous des cieux
Où vivre est bien plus facile
Je goûte ma chance sans fermer les yeux
Sur la vie des fragile.
© Paroles: Alain Bellone 2005
Musique : Alain Bellone et Francis Gentel
Guitares : Karim Kanal
Basse : Silvio Marie
Batterie et claviers : Francis Gentel
Violoncelle : Valentine Duteil. Violon: Christophe Cravero
Chœurs : Cécile Solin, Alain Bellone
(Tous droits réservés. Sacem)